Le réseau suit le Royaume-Uni au titre de la zone Europe de l'Ouest. Les bulletins y sont établis en livre sterling (GBP) et les échanges avec un cabinet local se tiennent en anglais.
Les places d'affaires où le réseau cherche en priorité un correspondant sont Londres, Manchester, Birmingham, Édimbourg.
Le pays se situe hors de l'Union européenne et hors de l'Espace économique européen : le certificat A1 n'y a pas cours. Le maintien au régime d'origine dépend alors de la convention bilatérale de sécurité sociale éventuellement conclue avec le pays de départ ; à défaut de convention, il faut compter avec une double affiliation et l'anticiper dans le budget de la mission.
La réponse à cette question change tout : elle détermine à qui vous pouvez confier vos bulletins sur place, et ce que vous devez exiger avant de signer. Elle a été vérifiée pays par pays auprès des autorités locales.
Au Royaume-Uni, l'établissement de la paie pour le compte de tiers n'est réservé par la loi à aucune profession inscrite : n'importe quelle société peut s'en charger. L'absence de barrière légale déplace le contrôle sur vous, et c'est la raison pour laquelle le réseau vérifie lui-même l'immatriculation, la régularité fiscale et sociale et l'assurance de chaque cabinet avant de le référencer.
Aucune licence n'est nécessaire pour exercer la paie au Royaume-Uni, et le titre de « payroll professional » n'est pas protégé. La régulation passe par deux canaux indirects : l'habilitation d'agent HMRC pour télédéclarer, et surtout la supervision anti-blanchiment, que HMRC étend aux prestataires de paie avec une obligation d'inscription à compter du 18 novembre 2026. Vérifier aussi que le cabinet a bien un compte à jour d'auto-inscription (auto-enrolment) auprès de The Pensions Regulator s'il gère les retraites complémentaires des clients.
Depuis sa sortie de l'Union européenne, le Royaume-Uni n'applique plus les règlements européens de coordination : les mobilités entre la France et le Royaume-Uni relèvent désormais du protocole sur la coordination de la sécurité sociale annexé à l'accord de commerce et de coopération, dont les règles de détachement diffèrent de celles en vigueur au sein de l'Union. Le réflexe consistant à raisonner comme pour un pays membre est aujourd'hui une source d'erreur.
La livre sterling est la monnaie de paie, et l'anglais celle des contrats comme des bulletins. Un mécanisme unique domine la paie britannique, le prélèvement à la source appelé PAYE : impôt sur le revenu et cotisations d'assurance nationale sont retenus par l'employeur et déclarés à chaque versement de salaire, en temps réel, à HM Revenue and Customs (administration fiscale et douanière).
Le titre de payroll professional n'est pas protégé et l'activité n'est pas réglementée. La régulation passe par deux voies indirectes : l'habilitation d'agent auprès de l'administration fiscale, et une supervision anti-blanchiment qui s'étend aux prestataires de paie.
Constituer une société britannique, ouvrir une succursale ou recourir à un employeur de référence : la décision se prend tôt. Notez qu'un employeur étranger sans établissement peut, dans certains cas, s'immatriculer directement au régime PAYE, ce qui n'est pas possible partout ailleurs.
HM Revenue and Customs délivre les références PAYE lors de l'inscription comme employeur ; sans elles, aucune paie ne peut être déclarée. Vérifiez ensuite l'obligation d'adhésion automatique à un régime de retraite complémentaire, qui s'impose à tout employeur pour les salariés éligibles et se déclare auprès du régulateur des pensions.
La déclaration écrite des conditions d'emploi est remise dès le premier jour, avec un contenu minimal fixé par la loi. Regardez l'articulation entre période d'essai, préavis et droits liés à l'ancienneté : c'est cette ancienneté qui ouvre la protection contre le licenciement abusif.
Chaque échéance de paie donne lieu à un bulletin remis au salarié et à une déclaration en temps réel, mécanisme sans équivalent français. S'y ajoutent l'assurance responsabilité employeur, obligatoire, et la vérification du droit de travailler au Royaume-Uni, qui engage la responsabilité de l'employeur en cas d'omission.
Préavis légal, indemnité de licenciement économique et procédure écrite forment enfin un ensemble que les juridictions du travail examinent de près.
Le réseau demande 9 pièces à tout cabinet qui souhaite le représenter au Royaume-Uni. Le tableau donne pour chacune l'intitulé exact en usage sur place, l'organisme qui la délivre et la durée pendant laquelle elle reste recevable. Ce sont les termes à employer dans une demande auprès de l'administration locale.
Sur ces 9 pièces, 7 sont exigées de tous les candidats et 6 ont une durée de validité limitée, la plus courte étant de 3 mois. 2 de ces pièces n'existent qu'au Royaume-Uni et n'ont aucun équivalent dans le socle commun du réseau.
| Intitulé local | Organisme émetteur | Validité | Source |
|---|---|---|---|
| Certificate of Incorporation + Companies House filing history / current appointments reportCertificat de constitution et extrait actualisé du registre des sociétés Le Certificate of Incorporation n'a pas de péremption mais ne prouve rien de la situation actuelle : y joindre un extrait récent du registre en ligne (statut « active », dirigeants en fonction, comptes et confirmation statement à jour). Un cabinet non constitué en société (sole trader, partnership) n'apparaît pas à Companies House. | Companies House | 3 mois Exigée | Site officiel |
| VAT Registration Certificate (VAT4) portant le VAT Registration Number ; Company Unique Taxpayer Reference (UTR)Certificat d'immatriculation à la TVA et référence fiscale unique de la société Le numéro de TVA se vérifie sur le service public « Check a UK VAT number ». Attention : en dessous du seuil d'assujettissement, un cabinet peut légitimement ne pas être immatriculé à la TVA ; ne pas en faire un motif d'exclusion. | HM Revenue & Customs (HMRC) | Sans péremption Exigée | Site officiel |
| HMRC Business Tax Account statement of liabilities / lettre de confirmation d'absence d'arriérésRelevé de compte fiscal HMRC ou lettre d'absence de dette fiscale À signaler franchement au candidat : HMRC ne délivre pas d'attestation générale de régularité fiscale équivalente à l'attestation française. La pratique britannique, y compris dans la commande publique, repose sur une déclaration sur l'honneur du candidat (self-declaration) complétée par l'impression de son relevé de compte HMRC en ligne. Une lettre HMRC sur demande reste possible mais n'est ni normalisée ni de droit. | HM Revenue & Customs (HMRC) | 3 mois Selon le cas | Site officiel |
| Professional Indemnity Insurance certificateAttestation d'assurance responsabilité civile professionnelle Pas d'obligation légale pour un bureau de paie indépendant, mais obligation déontologique dès lors que le cabinet est membre d'un ordre comptable (ICAEW, ACCA, AAT, CIMA), avec des montants minimaux fixés par le règlement de l'ordre. Vérifier si le cabinet est réglementé par un ordre et, dans ce cas, exiger l'attestation aux montants requis. | Assureur ; contrôle par l'organisme professionnel (ICAEW, ACCA, CIPP…) lorsque le cabinet en est membre | 12 mois Selon le cas | Site officiel |
| Employers' Liability Insurance certificateAttestation d'assurance responsabilité de l'employeur Pièce britannique spécifique et réellement obligatoire : l'Employers' Liability (Compulsory Insurance) Act 1969 impose à tout employeur une couverture d'au moins cinq millions de livres, et l'attestation doit être affichée ou tenue à disposition. Son absence est une infraction sanctionnée par le HSE — un signal d'alerte fort sur le sérieux du candidat. | Assureur ; contrôle par le Health and Safety Executive (HSE) | 12 mois Exigée | Site officiel |
| Anti-money laundering supervision — enregistrement comme Accountancy Service Provider / Tax Adviser auprès de HMRC ou d'un organisme professionnel superviseurEnregistrement au titre de la supervision anti-blanchiment Point de bascule à connaître : HMRC a étendu la supervision anti-blanchiment aux prestataires de services de paie, considérés comme conseils fiscaux. Selon le calendrier annoncé, les inscriptions ouvrent le 18 mai 2026, l'obligation prend effet le 18 novembre 2026 et la date limite d'inscription est fixée au 18 février 2027. Demander soit le numéro de supervision HMRC, soit le nom de l'organisme professionnel superviseur, et vérifier l'existence d'une évaluation des risques et de procédures écrites. | HM Revenue & Customs ou l'un des organismes professionnels superviseurs (ICAEW, ACCA, AAT, CIOT…) | 12 mois Exigée | Site officiel |
| HMRC Agent Services Account + PAYE agent code (agent authorisation, form 64-8 ou autorisation en ligne)Habilitation d'agent fiscal auprès de HMRC pour la déclaration PAYE Sans Agent Services Account et sans code agent PAYE, le cabinet ne peut pas transmettre les déclarations RTI (Real Time Information) au nom de vos clients. C'est le test opérationnel le plus simple de sa capacité réelle à faire de la paie au Royaume-Uni. | HM Revenue & Customs | Sans péremption Exigée | Site officiel |
| Companies House identity verification (ECCTA 2023) + PSC registerVérification d'identité des dirigeants auprès de Companies House et registre des personnes exerçant un contrôle significatif Depuis le 18 novembre 2025, la vérification d'identité des directors et des personnes exerçant un contrôle significatif est une obligation légale issue de l'Economic Crime and Corporate Transparency Act 2023, avec une période transitoire de douze mois pour les sociétés existantes, chaque dirigeant devant être vérifié à sa date d'échéance. Le registre des PSC reste consultable en ligne. | Companies House | Sans péremption Exigée | Site officiel |
| ICO registration — data protection feeEnregistrement auprès de l'autorité britannique de protection des données et paiement de la redevance annuelle Le Royaume-Uni a conservé une obligation d'enregistrement là où l'Union européenne l'a supprimée : tout organisme traitant des données personnelles de façon automatisée doit s'inscrire auprès de l'ICO et acquitter une redevance annuelle, sauf exemption. Le traitement de la paie exclut de fait le bénéfice de l'exemption. L'inscription est publique et vérifiable dans le registre en ligne de l'ICO. | Information Commissioner's Office (ICO) | 12 mois Exigée | Site officiel |
Le Royaume-Uni n'a ni attestation de régularité fiscale de droit commun ni attestation sociale distincte : les cotisations d'assurance nationale sont recouvrées par l'administration fiscale avec le prélèvement à la source, si bien qu'il n'existe aucun organisme social à interroger. La pratique repose sur une déclaration sur l'honneur du prestataire et sur l'impression de son relevé de compte fiscal en ligne.
L'enregistrement auprès de l'Information Commissioner's Office (autorité de protection des données), assorti d'une redevance annuelle, est une formalité disparue dans l'Union européenne mais maintenue ici. Elle est obligatoire pour un opérateur de paie et se vérifie librement dans un registre public.
La supervision anti-blanchiment s'étend par ailleurs aux prestataires de services de paie, assimilés à des conseils fiscaux. C'est l'exigence structurante des prochaines années pour la profession, et elle a vocation à figurer dans tout dossier d'adhésion.
Trois pièges britanniques. D'abord l'absence d'équivalent à l'attestation de régularité fiscale et d'attestation de régularité sociale distincte : les cotisations (National Insurance) sont recouvrées par HMRC avec le PAYE, il n'y a donc pas d'organisme social séparé à interroger. Ensuite la supervision anti-blanchiment, qui devient l'exigence structurante pour les bureaux de paie sur 2026-2027 et qu'il faut désormais intégrer au dossier d'adhésion. Enfin l'enregistrement ICO, souvent oublié par les candidats parce qu'il n'a pas d'équivalent dans l'Union européenne, alors qu'il est obligatoire, annuel et vérifiable publiquement.
Le réseau ouvre 3 places de partenaire au Royaume-Uni, pas une de plus. Aucun cabinet n'y est encore référencé : les 3 places restent donc ouvertes aux demandes d'intégration.
Aucun partenaire référencé au Royaume-Uni n'a demandé à figurer dans l'annuaire public. Les coordonnées d'un cabinet ne sont transmises qu'au client retenu, à l'attribution d'une mission.
Le dépôt d'un dossier ne vaut pas admission : chaque demande est instruite une par une. Il n'existe aucun chiffre d'affaires minimum, et le partenaire retenu facture ses honoraires en direct.
Déposez une demande d'intégration : nous instruisons votre dossier, nous vérifions les pièces exigées sur place et nous vous répondons, que la réponse soit positive ou non.
Le test le plus simple de la capacité réelle d'un cabinet britannique tient en une question : dispose-t-il d'un compte de services agent auprès de HM Revenue and Customs et d'un code agent PAYE. Sans eux, il ne peut pas transmettre les déclarations en temps réel de vos clients. S'y ajoutent l'extrait actuel du registre de Companies House, l'attestation d'assurance responsabilité employeur, l'inscription auprès de l'Information Commissioner's Office et l'identification de l'organisme qui assure sa supervision anti-blanchiment. Le nom de son superviseur doit être vérifié, et non simplement déclaré.
Décrivez votre besoin. Aucun cabinet n'est encore référencé au Royaume-Uni : nous instruisons la demande, puis nous la confions à un cabinet local que le réseau identifie et vérifie, ou au partenaire d'un pays voisin qui couvre ce territoire. Vos coordonnées ne sont transmises qu'au seul cabinet retenu.
Demander un prestataire au Royaume-UniChaque page reprend les données de cette fiche sous un angle particulier.
Une mobilité s'organise rarement pays par pays. Les fiches voisines suivent la même trame.
Ces pays concentrent l'essentiel des demandes reçues : chacun dispose, en plus de sa fiche, de six pages consacrées à un aspect de la paie locale.
Les informations réunies sur cette page proviennent des registres, administrations et organismes suivants, consultés lors de la constitution du référentiel. Elles sont données à titre d'orientation et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel établi au Royaume-Uni.