Le réseau suit les États-Unis au titre de la zone Amérique du Nord. Les bulletins y sont établis en dollar américain (USD) et les échanges avec un cabinet local se tiennent en anglais.
Les places d'affaires où le réseau cherche en priorité un correspondant sont New York, Los Angeles, Chicago, Houston.
Le pays se situe hors de l'Union européenne et hors de l'Espace économique européen : le certificat A1 n'y a pas cours. Le maintien au régime d'origine dépend alors de la convention bilatérale de sécurité sociale éventuellement conclue avec le pays de départ ; à défaut de convention, il faut compter avec une double affiliation et l'anticiper dans le budget de la mission.
La réponse à cette question change tout : elle détermine à qui vous pouvez confier vos bulletins sur place, et ce que vous devez exiger avant de signer. Elle a été vérifiée pays par pays auprès des autorités locales.
Aux États-Unis, l'établissement de la paie pour le compte de tiers n'est réservé par la loi à aucune profession inscrite : n'importe quelle société peut s'en charger. L'absence de barrière légale déplace le contrôle sur vous, et c'est la raison pour laquelle le réseau vérifie lui-même l'immatriculation, la régularité fiscale et sociale et l'assurance de chaque cabinet avant de le référencer.
La paie pour compte de tiers n'est pas une profession réglementée aux États-Unis : n'importe quelle société peut l'exercer. Les seules barrières sont l'habilitation IRS Reporting Agent pour télédéclarer, la licence CPA (délivrée par État) si le cabinet rend aussi des services comptables ou d'attestation, et, dans plusieurs États, une money transmitter licence lorsque le prestataire encaisse les fonds de paie du client avant reversement.
Il n'existe presque rien de fédéral en matière d'emploi aux États-Unis, et c'est le premier constat à intégrer. La société s'immatricule dans un État, elle acquitte des taxes salariales à l'échelon fédéral et à celui de l'État, et elle relève d'un droit du travail dont l'essentiel se joue localement. Le dollar américain est la monnaie de paie ; contrats et bulletins sont rédigés en anglais, sans exigence de traduction.
Aucun mécanisme de coordination comparable à celui de l'Union européenne ne s'applique ici. Les rapports avec la France reposent sur l'accord bilatéral de sécurité sociale, qui permet dans certains cas de maintenir un salarié détaché au régime français et d'éviter la double affiliation. Cette qualification se traite dossier par dossier, jamais par principe.
Reste un trait structurant : exercer la paie pour le compte d'un tiers n'exige aucun titre, et n'importe quelle société peut s'y employer. Les barrières sont purement techniques, à commencer par l'habilitation d'agent déclarant délivrée par l'Internal Revenue Service (administration fiscale fédérale), sans laquelle nul ne télédéclare au nom d'un client. La vérification se déplace ainsi du titre professionnel vers les habilitations réellement détenues.
Le choix de l'État précède tout le reste. Employer sans entité américaine reste possible par l'intermédiaire d'un employeur de référence, mais dès qu'une activité commerciale s'installe, la constitution d'une société devient la voie normale ; l'État retenu engage la fiscalité, les formalités annuelles et le for des litiges.
L'immatriculation comme employeur n'est ensuite jamais unique. Il faut un numéro d'identification fiscale d'employeur (Employer Identification Number) auprès de l'IRS, puis un compte de retenue à la source et un compte d'assurance chômage auprès de chaque État où travaille un salarié. C'est là que la complexité s'installe pour une entreprise dont les équipes sont dispersées.
Exempt ou non-exempt : cette classification, et non l'intitulé du poste, commande le paiement des heures supplémentaires. Aucun contrat écrit n'est imposé et la relation est en principe résiliable à tout moment (employment at will), sauf stipulation contraire ou exception propre à un État, si bien qu'une lettre d'offre précise reste indispensable pour arrêter la rémunération, le statut au regard des heures supplémentaires et les engagements de confidentialité.
La retenue à la source démarre dès la première paie, accompagnée de déclarations périodiques auprès de l'IRS et de l'État, puis d'un récapitulatif annuel remis au salarié. Prévoyez également l'assurance accidents du travail, obligatoire et souscrite au niveau de l'État, ainsi que la vérification du droit au travail lors de l'embauche.
Le réseau demande 7 pièces à tout cabinet qui souhaite le représenter aux États-Unis. Le tableau donne pour chacune l'intitulé exact en usage sur place, l'organisme qui la délivre et la durée pendant laquelle elle reste recevable. Ce sont les termes à employer dans une demande auprès de l'administration locale.
Sur ces 7 pièces, 3 sont exigées de tous les candidats et 4 ont une durée de validité limitée, la plus courte étant de 3 mois. 1 de ces pièces n'existent qu'aux États-Unis et n'ont aucun équivalent dans le socle commun du réseau.
| Intitulé local | Organisme émetteur | Validité | Source |
|---|---|---|---|
| Certificate of Good Standing (a.k.a. Certificate of Status / Certificate of Existence)Certificat de bonne tenue (existence légale de la société) Il n'existe aucun registre fédéral des sociétés aux États-Unis : la pièce est délivrée par l'État d'immatriculation. Joindre aussi les Articles of Incorporation / Certificate of Formation (acte constitutif, sans péremption). | Secretary of State de l'État d'immatriculation (ex. Delaware Division of Corporations, California Secretary of State) | 3 mois Exigée | Site officiel |
| EIN Confirmation Letter (CP 575) ou EIN Verification Letter (Letter 147C)Attestation de numéro d'identification fiscale d'employeur (EIN) Le CP 575 n'est émis qu'une fois, à l'attribution de l'EIN ; en cas de perte, l'IRS délivre la lettre 147C. Il n'existe pas de TVA fédérale : la sales tax est propre à chaque État. | Internal Revenue Service (IRS) | Sans péremption Exigée | Site officiel |
| Tax Clearance Certificate / Certificate of Tax Compliance (State Department of Revenue)Attestation de régularité fiscale de l'État L'IRS ne délivre AUCUN quitus fiscal général aux sociétés : seul l'échelon État en produit un, sous des noms et des conditions variables. Dans beaucoup d'États ce certificat couvre à la fois l'impôt sur les sociétés, la retenue à la source sur salaires (withholding) et la contribution chômage (SUTA), ce qui en fait le substitut le plus proche d'une attestation de régularité sociale. | Department of Revenue / Department of Taxation de l'État concerné | 3 mois Selon le cas | Site officiel |
| Certificate of Liability Insurance (formulaire ACORD 25) — Professional Liability / Errors & Omissions (E&O)Attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle Aucune obligation légale, mais exigence contractuelle quasi systématique. Pour un prestataire de paie qui détient des fonds clients, demander en plus une fidelity bond / crime insurance (couverture des détournements) et vérifier la mention du client comme additional insured. | Assureur ou courtier ; format normalisé ACORD | 12 mois Selon le cas | Site officiel |
| IRS Reporting Agent — Form 8655 (Reporting Agent Authorization) + EFIN / Reporting Agent's ListHabilitation d'agent déclarant auprès de l'IRS Exercer la paie n'exige aucune licence aux États-Unis, mais déposer les formulaires 940/941 et payer les taxes salariales au nom d'un client suppose d'être Reporting Agent (Form 8655) ou Section 3504 Agent (Form 2678), ou CPEO certifié (Form 8973). Demander lequel des trois statuts le candidat détient. | Internal Revenue Service (IRS) — e-Services | Sans péremption Exigée | Site officiel |
| Government-issued photo ID + Beneficial Ownership information (KYC)Pièce d'identité du représentant légal et information sur les bénéficiaires effectifs Simple usage contractuel. Attention : le registre fédéral FinCEN des bénéficiaires effectifs ne vise plus, depuis 2025, que les sociétés constituées à l'étranger et enregistrées aux États-Unis ; ne pas l'exiger d'une société purement américaine. | Usage contractuel (KYC) ; FinCEN pour le Beneficial Ownership Information Report | Sans péremption Selon le cas | Site officiel |
| SOC 1 Type 2 report (SSAE 18 / AICPA)Rapport d'audit sur les contrôles internes du prestataire de paie Pièce non réglementaire mais devenue le standard de marché américain pour un bureau de paie : c'est la première chose que demandera un client grand compte. Son absence n'est pas rédhibitoire pour une petite structure. | Cabinet de CPA indépendant, norme AICPA | 12 mois Selon le cas | Site officiel |
L'absence de couverture santé publique généralisée pour les actifs déroute la plupart des employeurs européens. L'assurance maladie collective devient un élément de rémunération à part entière, et son poids dans le package dépasse largement ce qu'anticipe un employeur habitué à une sécurité sociale obligatoire.
Aucune attestation de régularité sociale n'existe non plus. Les cotisations de retraite et d'assurance maladie sont des impôts fédéraux collectés par l'IRS avec la paie, et l'assurance chômage relève des États : aucun organisme ne délivre l'équivalent d'une attestation de vigilance. L'attestation fiscale délivrée par l'État est le document qui s'en rapproche le plus.
Le vocabulaire, enfin, mérite une vigilance particulière. L'expression payroll provider recouvre trois statuts juridiquement distincts, agent déclarant, agent au sens de la section 3504 ou organisation d'employeurs professionnels certifiée, dont les responsabilités divergent radicalement si les taxes salariales ne sont pas versées. Savoir lequel des trois se trouve en face relève du risque, pas de la sémantique.
Rien n'est fédéral en matière d'immatriculation : toujours demander de quel État relève la société et vérifier son statut sur le site du Secretary of State correspondant. Il n'existe pas d'attestation de régularité sociale : les cotisations (FICA) sont des impôts fédéraux collectés par l'IRS avec la paie, et l'assurance chômage relève des États — le state tax clearance certificate est le seul document approchant. Piège d'appellation : « payroll provider » recouvre trois statuts juridiquement très différents (Reporting Agent, Section 3504 Agent, Certified PEO) dont les responsabilités en cas de non-paiement des taxes ne sont pas les mêmes.
Le réseau ouvre 3 places de partenaire aux États-Unis, pas une de plus. Aucun cabinet n'y est encore référencé : les 3 places restent donc ouvertes aux demandes d'intégration.
Aucun partenaire référencé aux États-Unis n'a demandé à figurer dans l'annuaire public. Les coordonnées d'un cabinet ne sont transmises qu'au client retenu, à l'attribution d'une mission.
Le dépôt d'un dossier ne vaut pas admission : chaque demande est instruite une par une. Il n'existe aucun chiffre d'affaires minimum, et le partenaire retenu facture ses honoraires en direct.
Déposez une demande d'intégration : nous instruisons votre dossier, nous vérifions les pièces exigées sur place et nous vous répondons, que la réponse soit positive ou non.
Aucun titre professionnel n'existe ici, et c'est précisément ce qui rend la sélection exigeante. Un cabinet américain indique son État d'immatriculation, produit le certificat de bonne tenue délivré par le Secretary of State correspondant, l'attestation de son numéro d'employeur auprès de l'IRS et, surtout, la preuve du statut sous lequel il déclare pour ses clients. Une attestation de responsabilité civile professionnelle complète le dossier, assortie, pour les structures qui manipulent les fonds de paie de leurs clients, d'une garantie contre les détournements.
Décrivez votre besoin. Aucun cabinet n'est encore référencé aux États-Unis : nous instruisons la demande, puis nous la confions à un cabinet local que le réseau identifie et vérifie, ou au partenaire d'un pays voisin qui couvre ce territoire. Vos coordonnées ne sont transmises qu'au seul cabinet retenu.
Demander un prestataire aux États-UnisChaque page reprend les données de cette fiche sous un angle particulier.
Une mobilité s'organise rarement pays par pays. Les fiches voisines suivent la même trame.
Ces pays concentrent l'essentiel des demandes reçues : chacun dispose, en plus de sa fiche, de six pages consacrées à un aspect de la paie locale.
Les informations réunies sur cette page proviennent des registres, administrations et organismes suivants, consultés lors de la constitution du référentiel. Elles sont données à titre d'orientation et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel établi aux États-Unis.